Du 22 novembre au 1er décembre 2014

46ème post… certains sous-entendent ou pensent que nous nous essoufflons, voire que nous sommes au bout du rouleau.
Non, pas dans notre voyage ! Que nous abandonnerions notre blog, que nous aurions la flemme de prendre notre stylo.
Ni une, ni deux, nous postons un article dans les 10 jours, histoire de conserver notre ego.
Après tous ces mois de voyage, aujourd’hui nous nous posons davantage, nous avons besoin d’une baisse de tempo.
Du coup, difficile de vous raconter quelque chose, pas de quoi remplir un édito.

Pas du tout envie de quitter le Brésil mais nous devons poursuivre et nous diriger vers Santiago.
Bonne surprise, la ville est vraiment tranquille, nous pouvons déambuler sans regarder dans notre dos.
Arrivées dans le barrio Bellavista, la chasse aux graffs est ouverte, il y en a à tire-larigot.
Sans courir, quartier après quartier, une fresque par ci, un graff par là… un stop dans un bistrot.
Oui car à Santiago, c’est super civilisé en fait, on se retrouve un peu chez les bobos.
Des terrasses bondées de monde autour d’une bière, d’une bouteille de vin rouge ou blanco.
Le musée des droits de l’homme retient notre attention, l’histoire du Chili défile devant nous et dans notre guide audio.
Nous sortons un peu secouées, cette ère vient finalement juste de finir, sous Pinochet c’était carrément chaud !
Pas vraiment envie de flâner, juste envie de repos.
Qu’il est bon de retrouver notre petite auberge, de se vautrer sur nos bons gros matelas dunlopillo.

Ce rythme effréné nous convient assez bien alors nous le conservons à Valparaiso.
C’est bien simple, nous n’avons même pas réussi à aller jusqu’à l’eau !
Obnubilées par le quadrillage méthodique des cerros.
Pas un graff ne nous a échappé, surtout pas ceux d’Inti qui sont géniaux.
Des escaliers serpentent au milieu des maisons perchées, vraiment fatigant quand tu dois aller là-haut.
En reprenant notre souffle, on entend un drôle d’instrument, manié par deux zigotos.
On s’approche, on les félicite. « Vous aimez ? », « Ben oui, c’est plutôt pas mal votre concerto. ». « Ce soir on joue à l’institut chilien norte-americano ! »
Cool, on fait le déplacement. On découvre trois groupes qui jouent méchamment bien du charango.
Retour à l’auberge, rendez-vous avec Marion et Aurélie, pour un repas entre filles tourdumondistes un peu barjots.
On passe voir Angel et Loïc, les artistes du Vercors, qui peignent un trompe l’œil sur la façade de l’hôtel Mitico.
Leur tente était à vendre dans le caniveau.
Riche idée ou idée à la con, on l’a achetée : en Patagonie, on pourra jouer les romanos !
En fin de journée, il y a forcément une terrasse où le soleil se couche pour siroter un apéro.
Sans vraiment s’en apercevoir, on a pris notre temps, on s’est mise au rythme de Valpo.

Une fois de plus nous n’avons pas grand-chose à raconter mais vous profiterez des photos !

Bref…

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